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Le Lauron
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Journal du Lauron

Le Lauron

Origine et toponymie du lieu

« Les Romains canalisèrent l'eau sacrée pour la conduire en Arles à travers marais et Alpilles et, par un aqueduc souterrain de 85 km de long, elle alimenta les Thermes de Constantin. Œuvre surhumaine du Romain bâtisseur où s'accrochent les légendes (...)
L'aqueduc d'Eygalières s'enveloppe, sous le nom de canal de Pétrarque, de la plus poétique des légendes:
C'est Pétrarque qui doit conquérir Laure en accomplissant une œuvre gigantesque et c'est l'explication que vous donneront les paysans de ce pays si vous vous penchez vers l'eau qui sourd encore entre les dalles disjointes. Ces petites sources, appelées laurons  en souvenir de Laure, semblent pleurer celle qui s'est donnée la mort au pied du château d'amour. »

Extrait (page 74) du livre "Sur les traces d'Hercule" de Mr Maurice Pezet. Éditions des Deux Mondes 1962.

La source du Lauron


              La source du Lauron:











En Provence on trouve plusieurs endroits nommés Lauron, ce sont des lieux humides avec des sources au ras du sol.

« Le mot lauron, dont la racine est prélatine, désigne un surgeon d’eau, une petite résurgence, une source à fleur de terre, ou jaillissant à la façon d’un puits artésien.

Dans les marais qui s’étendent de Beaucaire à Aigues-Mortes on trouve des sources qui portent le nom de Laurons. Il existe un quartier des Laurons dans les communes de Le Val et Les Arcs-sur-Argens (Var), à Martigues (Bouches-du-Rhône), un hameau, Les Laurons, à Caseneuve dans le Luberon (Vaucluse).

Lauron, Lauront, Loron sont des noms de familles provençales.»


Le cadastre Napoléonien(1835) mentionne déjà le Lauron à Lambesc.

Cassini Le Lauron

Les moutons

Les bergers sont arrivés avec leurs moutons: ils viennent de Barjols dans le Var et vont de place en place, suivant la pousse de l'herbe, des plaines l'hiver  jusqu'aux Alpes l'été. Ce sont de véritables bergers nomades spécifiques à la Provence, on les appelle des herbassiers et ils n'ont pas de terres à eux, ni de bergerie bien souvent. Les moutons sont de la race rustique "Mérinos" et lorsqu'il pleut, les bergers montent dans les collines pour les mettre au sec; seule la neige est problématique lorsqu'elle dure. Leurs bêtes sont bien rondes avec un épais manteau de laine et il y aurait plus de naissances et moins de maladies avec ce type d'élevage.
 
Ils ne resteront pas longtemps au Lauron, car 500 bêtes auront vite fait de tout manger... 
                                                            
 
Moutons dans les prés devant le mas du Lauron.Le Lauron s'endort et se réveille avec les sonnailles accompagnées du bêlement des brebis et de leurs agneaux...
 

Les olives

Nous avons commencé la récolte des olives par un froid après midi tout gris de nuages. Nous sommes fin novembre et beaucoup ont déjà terminé la cueillette. Nous commençons toujours à cette époque car nous portons nos olives à Peyruis en Haute -Provence et là haut les moulins ouvrent plus tard qu'ici. Pourquoi Peyruis? Tout d'abord pour le savoir faire de la famille Paschetta "mouliniers" depuis plusieurs générations, pour leur gentillesse et enfin car nous pouvons repartir avec notre précieux liquide. En effet dans leurs moulins (Peyruis et Oraison) la réception des olives se fait sur rendez vous,  il faut environ deux heures (selon la quantité d'olives) pour presser, extraire l'huile ( la trituration), et enfin connaître son rendement qui peut varier de 15 à 25 litres d'huile pour 100 kg d'olives selon l'année.

 
Oliviers de Van Gogh
 « Ce temps des olives. Je ne connais rien de plus épique. (...) Ça c’est le temps de la cueillette, le temps où l’on trait l’arbre comme on ferait pour traire une chèvre, là, mains à poignées sur la branche, le pouce en l’air, et puis cette pression descendante.  Mais au lieu de lait, c’est l’olive qui coule ... »                     
   Le poème de l’olive  de Jean Giono.


Historique

Le Lauron est une ferme construite en plusieurs temps, la plus ancienne partie date des années 1760 (en même temps que la source et le bassin) puis furent rajoutés l' écurie, le pigeonnier, les fenils et enfin les remises.
 
L'architecture du corps de ferme est simple, le volume tout en longueur avec un toit à deux pentes et un faîtage peu élevé. L'orientation est plein sud pour se protéger du Mistral. Les terres (14ha) sont contiguës à la ferme et l'entourent de tous cotés.
 
Le Pavillon de Bidaine  (XVII ème), à l'origine résidence d'été des Archevêques Il se dit que Le Lauron était à l'origine la ferme du Pavillon de Bidaine  (photo ci-contre) situé à 700m.
 
Mes grand parents  firent l'acquisition du mas et des terres en 1939,  ils y plantèrent des vignes, des cerisiers, des oliviers, les prairies existaient déjà.
 
Mes parents l'ont travaillé par la suite en étant plus orientés légumes.
 
Nous faisons aujourd'hui des cultures de semences, des pommes de terre et de l'huile d' olive.
 
J' en reparlerai bientôt car la récolte des olives approche...